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◘ Des OS (One Shot = histoire en un seul chapitre) et des mini-fictions sur le groupe Tokio Hotel. Un blog comme il en existe beaucoup d'autres, mais des histoires originales, qui vous plairont je l'espère. ◘

Bonne lecture !








~*~

♪ Et si les Tokio Hotel étaient à bout et plaquaient tout ? Explications. (chap' en lignes 6/8)

♫ Qu'arrive t'il à ce vieil homme, résidant de la senorhause (maison de retraite) de St Raphaël, dénommé Tom Kaulitz, ?

♪ Tout sépare les deux adolescents Georg et Gustav. L'un va mourir, l'autre veut mourir.

♫ Ou encore: Qui veut tuer Bill Kaulitz ? Qui a tué Gustav Schäfer ? Gibbs et son équipe du NCIS enquête.

♪ C'est le jour de la libération pour Bill, la fin d'un calvaire de 3 ans derrière les barreaux. Que s'est il passé pour qu'il soit emprisonné ? Comment vit il sa réinsertion ?

♫ Que s'est il passé dans la vie de cette femme qui a donné naissance à des jumeaux par un jour pluvieux de 1989 ? Pourquoi a t'elle abandonné ses enfants ?

♪ Quel lourd secret cache cette jeune fille si mystérieuse que Gustav croise chaque jour à l'arrêt de bus ?

♫ Peut on surmonter tous les préjugés ? Que répondre quand on vous dit "ça ne se fait pas" ? Se cacher, est-ce la bonne solution ?

♪ Il y a cru et il y est arrivé.

~*~



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# Posté le vendredi 31 juillet 2009 12:23

Modifié le mercredi 12 août 2009 12:31

[1]L'heure du Bilan - 1ère Partie

L'heure du Bilan - 1ère Partie
Pour commencer, voici une mini-fiction. Elle m'a été inspirée par cette chanson (la première) d'un chanteur que j'adore (Daniel Blavoine (prestation scénique moyenne mais l'important c'est la musique !))-> "Je ne suis pas un héro" de Daniel Balavoine".

Les paroles sont vraiment édifiantes.:)

La première partie est une lettre postée sur le site officiel, le myspace... enfin on peut tout imaginer mais elle est écrite à la main et a été ensuite mise en ligne par l'auteur lui même (je ne vous dit pas qui c'est, à vous de le découvrir).
Toute la fiction se base beaucoup sur de la correspondance.



L'heure du Bilan


---------------------------------------Première partie------------------------------------------




Salut,

Cette lettre c'est pour vous expliquer pourquoi vous ne me reverrez plus ...

J'en ai marre. 8 ans de Tokio Hotel et là je fais une overdose ! Je n'en peux plus, je ne peux plus... J'en suis presque anti-Tokio Hotel... Anti nous...

Je n'y arrive plus, où sont nos idéaux ? Tout le monde croit nous connaître mais nous on ne connaît personne et plus personne ne nous connaît vraiment. Je suis entouré de gens qui m'aiment, ou plutôt disent m'aimer, mais je suis seul à en crever. Je les hais. Oui je les hais ces filles. C'est elles qui me forcent à continuer. C'est elles qui ont fait de ma vie ce qu'elle est. C'est pour elles que je fais tout ça et c'est à cause d'elles que j'en crèverai.

Je l'ai voulu mais je n'ai jamais voulu que ça tourne comme ça. Je les hais mais je ne leur en veux pas. Elles n'y sont finalement pas pour grand chose. Moi qui étais avide de liberté, je suis finalement plus emprisonné que jamais. La liberté ça n'est pas ça. ça n'est pas devoir sourire à des gens qui aiment une image de vous sur papier glacé. ça n'est pas se faire bousculer et devoir garder le sourire. Sourire... j'ai oublié ce que ça veut dire et pourtant je le fais tout le temps. Presque un mécanisme. Non. Pas presque. C'est devenu un mécanisme.

ça a été bien, bien sûr, à un certain moment. Mais au fur et à mesure, sans qu'on s'en rende vraiment compte, on a perdu le contrôle de tout. De nos envies, de notre vie.

La première fois qu'on est monté sur une grande scène, on était plus heureux que jamais. On avait peur, on avait le trac, mais qu'est ce qu'on pouvait être content ! Le rêve, NOTRE rêve devenait enfin réalité. On avait bossé dur pour ça. On attendait dans les coulisses, impatient de toucher enfin notre but mais en même temps mort de trouille à l'idée de se planter complètement. On ne s'est pas planté, non. Sauf dans nos vies.

On est venu nous chercher et on a longé les couloirs des coulisses. On était tout excité à l'idée de faire notre premier vrai concert avec des gens venues spécialement pour nous. Il faisait sombre, on se serrait les uns aux autres. On était quatre. Maintenant on est tout seul ensemble. On était soudé. Maintenant on ne se connaît même plus. On se soutenait. Maintenant c'est du chacun pour soit à en vomir. On voulait du changement dans nos vies, ben on a gagné !

Arrivé près de la scène, on a entendu les cris. Nos mains se sont jointes et resserrées dans le noir sans qu'aucun n'est besoin de dire un mot. On avait peur mais cette vague de chaleur qui nous a envahit à ce moment là, jamais je ne pourrais l'oublié. C'était ça. Tout à fait ça. Comme j'aimerais que ce moment ait toujours duré... Que ça ait été à chaque fois comme ça.

Mais au fur et à mesure, ça nous a fait de moins en moins cette sensation. On arrivait près de la scène, séparément, chacun dans son coin, ou ensemble mais sans se parler. On entendait les cris, on était stressé, mais la vague se faisait de moins en moins chaude, de moins en moins douce.

Et elle a finit par disparaître, tout comme l'excitation avant les concerts. C'est devenu une routine. Oui je sais, c'est honteux de dire ça alors que beaucoup de gens voudraient être à notre place mais c'est la stricte vérité pourtant. C'est devenue un taf, la passion a disparu.

Ce n'est pas facile de s'en recevoir pleins dans la gueule par les médias tout le temps. Ce n'est pas facile de se lever tous les matins en se demandant ce qui a encore pu être dit sur soit.

Ne croyez pas qu'on est pas conscient que ce qui nous est arrivé est un cadeau. Mais prenez conscience vous aussi que ce cadeau est empoisonné.

Je vous suis reconnaissant de m'avoir permis de toucher mon rêve. Mais je vous en veux aussi de l'avoir saccagé. Vous n'avez pas comprit. Vous n'avez rien comprit. On ne voulait pas être des icônes. On voulait juste partager notre musique avec vous.

Je ne me maquillé pas pour me rendre intéressant mais simplement parce que j'aimais ça. Vous aimez mettre des sweets ? Vous aimez mettre des tennis ? Vous aimez prendre soin de vous ? Ben moi j'aime me maquiller. J'ai choisit de le faire malgré le regard des gens mais je n'ai en aucun cas choisit ce regard. Ce regard à changer avec vous, il est devenu moins lourd. Mais maintenant il m'apparaît comme un fardeau et je ne peux plus le porter.

J'ai aimé me sentir aimé de tous après avoir été tant détesté. J'ai aimé les regards d'admiration que vous m'avez porté. J'ai aimé vos « je t'aime ». J'ai aimé me sentir l'attention. Mais passé l'euphorie de ce nouveau statut, j'ai réalisé que tout ceci était faux et que tout n'était que façade. Vous m'aimiez sans savoir qui j'étais vraiment. Vous me disiez « je t'aime » sans me connaître vraiment. Vous ne voyiez de moi que l'extérieur et m'imaginiez tel que les journaux me décrivaient.

Au début, je me suis senti coupable. Je ne suis pas un héro ou un modèle, loin de là.

Puis je me suis dit que vous rêviez et que ça vous faisait du bien. Je pouvais bien accéder à votre rêve en étant tel que vous vouliez durant quelques heures puisque vous me faisiez accéder au mien.

Mais vous avez réclamé ça de moi de plus en plus souvent. Et c'est devenu tout le temps. Je me suis perdu moi-même en chemin à force de vouloir montrer ce que je n'étais pas. Vous avez vu tout, sauf ce que j'étais vraiment. Je ne vous l'ai pas montré. Pourquoi ?

Sans doute par peur que vous n'aimiez pas. C'est bête. A l'heure du bilan, je me demande comment je ne me suis pas rendu compte que la chute commencée là.

Le temps nous mutile et même le froid de la lame qui court ne nous soulage plus...

Je suis devenu un robot à sourire bêtement quand il le fallait. Comment j'ai su quand il le fallait ? Le fallait il vraiment ? Oui il la fallait car chaque fois que j'ai omis de sourire, aussitôt des rumeurs sont apparues : Est il triste ? Une rupture ? Il est malade ?

Non rien de tout ça je vous répond aujourd'hui : je suis juste humain. Mais vous l'avez oublié et peu à peu moi aussi j'ai oublié de l'être.

Je suis devenu icône sur papier glacé. La moindre de mes frasques relatée et commentée par le menu. Le moindre détail de ma vie n'échappant plus à votre avidité de voyeurisme.

J'ai oublié qui j'étais vraiment. J'ai oublié d'où je venais et je l'ai fait volontairement mais sans m'en rendre compte. Je suis devenu ce que j'abhorrais chez les autres : hautains, égoïste, me faisant servir, donnant des ordres.

Quand je me regarde aujourd'hui, ce que je suis devenu, je me hais : je suis l'emblème même de ce que j'ai toujours haïs. Comment peut on renoncer à ce point à soi-même, à ce qu'on est vraiment ? Je ne saurais l'expliquer. Mais maintenant je veux me retrouver, retrouver ce que je suis. Je ne vous le montrerai pas, il est trop tard.


Vous n'avez pas encore sonné le glas pour nous, mais moi je le fais. Dans un autre temps, peut être dans une autre vie même, Tom aurait été là. Mais qui est Tom ? Vous le savez peut être mieux que moi, même. Je ne connais plus mon jumeau. Nous n'avons plus de relations. Seulement sous vos regards intrigués. Mais on s'est éloigné et le lien à finit par se casser. Il ne s'en est pas rendu compte. Moi si. Ça a été le début de la fin. Le début de MA fin.

Si je pouvais, je me roulerais dessus avec sa Cadillac. Ça me ferait un dernier contact avec lui avant de partir.


Je ne vais pas me tuer, non. Ne croyez pas ça. Pourquoi si ma vie est si pourrie et si je n'aime plus ça, vivre ? Tout simplement pour cette promesse, faites il y a des années, alors que nous étions nous même. On s'était promis qu'on ne partirait jamais l'un sans l'autre dans l'au-delà.

Je sais que si je meurs, il n'honorera pas sa promesse. Il l'a oublié comme il a oublié sa vie, ce qu'il était. Tout comme moi j'ai oublié. Jusqu'à maintenant.

Je ne veux pas partir sans le voir une dernière fois. Le voir lui !

Je pars me reconstruire mais je reste près de lui.

Il y a une demi-heure, on a posé ensemble. Je vous ai fait mon dernier sourire. J'ai essayé cette fois de vous en faire un vrai. Ça a été dur de trouver comment on faisait, mais je crois y avoir mis mon c½ur. C'est une façon pour moi de vous remercier car vous ne m'avez pas apporter que toutes ces mauvaises choses et nous avons quand même passé du bon temps ensemble et des jolis moment qui resteront dans ma mémoire. Mais tout le mauvais côté, je veux l'oublier et ne jamais plus le vivre. On a perdu nos idéaux en grimpant au sommet. Peut être les retrouverai-je dans ma descente. Je suis libre en chute libre à présent.

Adieu chers tous. Adieu chers inconnus.


Petit mot pour les gars (ça fait combien de temps que je ne les ai pas appelé comme ça ?) :
Tom, je te reviendrai en temps voulu... si tu le veux...
Excusez moi pour tout. Encore un acte égoïste va dire Gustav. Ce sera le dernier, promis...
Je vous ai aimé. Je NOUS ai aimé.
Votre Billou...



Bill Kaulitz le chanteur est mort à présent. La dernière voix d'un chanteur brisé. Je vous donne tout ce que je n'ai pas été. Liebe euch.

Bill, chanteur du groupe Tokio Hotel... pour la dernière fois.




A suivre...



# Posté le vendredi 31 juillet 2009 12:47

Modifié le mercredi 12 août 2009 12:31

L'heure du Bilan - 2ème Partie

L'heure du Bilan


---------------------------------------Deuxième partie------------------------------------------




Cher Bill, Cher frère, Frérot, Yo frangin !, Bonjour Bill, Salut !, Hey Bill !,
Bill,

J'ai bien reçu ta lettre J'ai lu la lettre que tu as laissé et je te répond, et je voulais te répondre. Pfff, je sais même pas comment écrire à mon jumeau, tu te rends compte ? C'est con. Je suis con.
J'ai jamais eu ton don pour écrire et encore moins pour écrire ce que j'ai sur le coeur.
J'ai peur de comment tu vas réagir. Pour la première fois... non sans doute pas la première mais la première fois où je m'en rend vraiment compte... je n'arrive pas à anticiper ta réaction.
Je vais commencer par m'excuser. Je n'ai pas été un bon frère, et même pas un frère du tout, ces derniers mois/années. Je suis désolé. On s'est perdu. Je suis responsable, je le sais. J'ai rien voulu voir. J'ai fermé les yeux sur ce qui nous rongeait. On a changé à la longue. On a parcouru le chemin ensemble et on a bifurqué mais pas au même endroit. Les deux chemins qui nous éloignaient été des impasses et on l'a apprit à nos dépends. Peut être n'est il pas trop tard... Pas pour revenir en arrière mais pour reconstruire les choses, trouver un chemin qui nous mènera enfin quelque part... ensembles !

Je n'ai pas changé Bill... Je suis toujours ton frère... si tu le veux ? Je suis le même au fond de moi et il n'y a plus que toi à me connaître vraiment. Dis moi où tu es. Reviens !

Tu sais, c'est dur à dire, à avouer, mais j'ai souvent pleuré. Je ne suis pas complètement idiot ou aveugle. Je me suis rendu compte que les choses évoluées mal, changer vite... trop vite entre nous ! Je parle, je me met en avant, je me vante, me montre et affabule pour me rendre intéressant mais tu le sais bien toi que je ne suis pas comme je le montre. Les gens me voient de cette façon et m'aiment de cette façon. Etre comme ça c'est ma seule chance pour que les gens s'intéressent un peu à moi et que je ne disparaisse pas derrière toi, si charismatique et me remarquent un peu.
Je me suis enferé dans un rôle. Comme nous tous d'ailleurs. Tom le dragueur. Elles voulaient ça, il fallait leur donné ça. Tu connais la règle...
Alors oui, je te l'avoue à toi et à toi seul aujourd'hui, j'ai souvent pleuré le soir dans mon lit. Avant on dormait ensemble puis un jour tu n'es pas venu. Je t'ai demandé pourquoi et tu m'as dit "je tiens pas trop à me retrouver nez-à-nez avec une de tes ONS tu voix ! ". Tu avais un ton brusque et froid. ça m'a glacé. J'avais dit ça dans une interview la veille et comme tout le monde, tu es tombé dans le panneau, tu l'as cru. Je pensais que tu saurais que je bluffais, que tout ceci n'était pas vrai.
J'ai attendu les nuits suivantes et tu n'es pas venu. L'interview a été reprise par d'autres magasines et ma réputation s'est formée bien malgré moi. J'ai joué le jeu. On m'a incité à la faire. Et je t'ai perdu...
Je ne me suis pas rendu compte tout de suite que je te faisais du mal et qu'on s'éloignait. Quand je m'en suis rendu compte, j'ai eu mal, très mal. Mais c'était trop tard, du moins, je le pensais. On a rien vu venir. ça a d'abord été des petites choses: se servir avant l'autre...etc. Maintenant que j'y réfléchis, ça a commencé comme ça. Je n'y avais pas prit garde mais c'est ça aussi qui nous a détruit. Plus de petites attentions envers l'autre. Avant on formait un Univers à nous seul. A ce stade on se considérait comme les autres membres du groupe avec autant d'égard.
Puis après ça a été le bisou du soir ou du matin qui n'est plus devenu systématique et a finit par disparaître. ça, ça m'a blessé. Je sais que ça t'a blessé aussi, alors pourquoi ? Par manque de temps ? C'est débile !
Plus j'y pensais et plus ça me rendait malade. Je ne pouvais rien te dire, je n'osais plus. On s'est toujours tout dit mais là j'avais l'impression que tu ne comprendrais pas, que tu ne voyais rien. Finalement c'est bête car tu ressentais la même chose de ton côté et on aurait pu sauver la situation avant qu'elle ne devienne vraiment plus supportable. On s'est mis à se disputer pour un rien.
Même à l'écran on arrivait plus à faire semblant. On était moins proche, moins en phase dans les concerts.
Je n'avais même plus envie que tu viennes vers moi alors qu'avant j'attendais avec impatience ces moments où on était seuls au monde, rien que tous les deux, et la musique. Pfff, elle est où elle dans tout ça aussi ?

Pour Gustav et Georg, même phénomène. On s'est éloigné et on est devenu des inconnus les uns pour les autres, incapable de communiquer ou de se dire en face ce qu'on ressentait. Tout ça alors qu'avant on était toujours clairs envers les autres... Quel gâchis !
J'ai même pensé à un moment que ça n'était plus mes amis, que tu n'étais plus de ma famille. On a tellement changé. On ne l'a pas réellement choisit, ça s'est fait sans qu'on sache. Plus on s'est rapproché du public, plus on s'est éloigné les uns des autres.

On ne pourra jamais rebattire sur les vestiges d'un rêve passé, mais on peut essayé de construire autre chose...

Bill où es tu ? Reviens s'il te plait !

Je sais que maman t'envois ton courrier mais elle n'a rien voulu me dire. Je ne sais pas où tu es. Je me suis retrouvé en te perdant. Je veux NOUS retrouver... J'ai besoin de toi. S'il te plait.


Tomi le marsupilami (tu te souviens ?)



Une larme tombe sur le papier brouillon. L'encre se mêle à l'eau et s'éparpille sans but précis en déformant l'écriture incertaine de mon frère. La gloire s'est mêlée à nos vies et on s'est éparpillé nous aussi, en perdant notre but, en déformant nos rêves.
Mes mains tremblent et je tiens difficilement la lettre. Maman me l'a envoyé hier.
Je ne suis pas loin, mais loin de ce monde.

Je ne sais pas quoi faire ? Dois-je répondre ? En tout cas, hors de question de le revoir tout de suite, je veux faire le point avec moi-même, me reconstruire, me retrouver et oublier...
Pour mieux nous retrouver, je dois oublier tout ça. J'ai aimé ce que je faisais. J'aime toujours chanté, mais plus sur une scène avec des fans qui hurlent mon nom sans connaître ce qui se cache derrière... QUI se cache derrière.

Je suis seul ici. Ma grand-mère est morte en laissant derrière elle ce chalet qui n'a plus été habité. Il est en très bon état, Oma en prenait bien soin. J'ai nettoyé de fond en comble cette petite cabane sur les hauteurs Alpines et je m'y suis installé.
Ici, personne ne me connaît. Je ne suis venu que étant petit et peu de gens ici s'intéressent à la musique. En fait, dans ce village, il y a surtout des bergers. Les quelques chalets autour sont surtout habités en période estivale.

J'écris une courte lettre, pour le rassurer et lui expliquer que je ne veux pas le voir tout de suite, et descend au village plus bas dans la vallet, là où il y a un bureau de poste.
Je l'envois à maman, elle lui transmettra. Elle sait où je suis et pourquoi, je n'ai pas pu lui cacher, elle a deviné une partie. Alors je lui ai parlé... et elle m'a comprise. ça faisait du bien de la retrouver elle aussi.
Elle est la seule personne à savoir. Elle ne doit pas m'appeler... qu'en cas d'urgence. Elle m'envoie mon courrier et m'écris les nouvelles.

Je suis là depuis 1 semaines et demi. Personne ne me remarque et je fais tout pour ne pas me faire remarquer.

Je ne sais pas combien de temps je vais rester ni quand je vais revoir Tom. Je pense aussi à Gus et Geo, ils me manquent... Je réfléchis beaucoup et je nous revois plus jeunes. Comme on était naïf ! Comme c'était bon d'être naïf...



A suivre...



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# Posté le vendredi 31 juillet 2009 12:57

Modifié le mercredi 12 août 2009 12:31